Rencontre avec Thomas Baignères: itinéraire d'un voyage entre rock et poésie

Cet été, pendant que tout le monde se la coulait douce dans des endroits où la mer est plus bleue qu’un saphir, moi j’ai préféré partir à la rencontre de Thomas Baignères, 27 ans, figure incontournable du rock parisien depuis une dizaine d’années. Direction Pigalle (finalement c’est plus cool que Santorin) où Thomas m’a reçue chez lui dans son appartement transformé (en partie) en studio de musique.

Thomas, tu es un vrai électron libre avec un parcours assez étonnant depuis plus d’une dizaine d’années, est-ce que tu peux nous raconter un peu ton histoire et ce qui t’a construit.

Mon père est un grand fan des Rolling Stones, de blues et de tous les artistes blues qui ont inspiré les Rolling Stones comme Muddy Waters, John Lee Hoocker et puis après, dans le rock’n roll Chuck Berry etc. Ca a vraiment été ça ma première passion musicale. Tout tournait autour des Rolling Stones. Mais je ne jouais pas encore d’instrument.

Après, vers 12 ans, je me suis mis à la guitare, et c’est au collège (à Fenelon dans le 8ème) que j’ai croisé des amis musiciens. On est vraiment à l’époque des Babyrockeurs (2006 ndlr). Après, nous on n’était pas dans cette mouvance, on était encore un peu jeunes pour sortir. Et puis on était surtout plus fans de blues que de garage et de Punk comme l’étaient les babyrockeurs. On crée notre premier groupe, Spark Shyver (qui deviendra ensuite LeSpark), on a 14 ans. Au départ on était à la recherche d’un chanteur car moi je ne jouais que de la guitare et à vrai dire je n’avais jamais chanté. On avait fait des essais avec des mecs mais c’était pas encore ce qu’il nous fallait. Du coup je me suis dit que j’allais essayer. On était en Normandie à ce moment-là dans un jardin, on avait installé des amplis, on faisait un peu comme si on était dans un festival mais sans personne ! Et là, j’ai eu un peu comme un élément déclencheur, j’ai chanté. Et comme c’était en extérieur, c’était un infini, sans cloisonnement et libérateur. Au début c’était une voix plutôt inspirée de pas mal de choses qu’on écoutait. Puis au fur et à mesure, la voix se personnalise et devient singulière. Après tu vois, c’est le travail de toute une vie d’avoir une voix singulière.

 T’as pris des cours de chant?

J’ai fait un an de technique vocale, ça m’a un peu servi mais je voulais vraiment garder une voix naturelle. C’est surtout important quand on part en tournée parce que sans technique vocale c’est difficile de tenir la route vocalement quand tu pars un mois faire des concerts.

Parle-nous de ton groupe LeSpark, le groupe qui t’a fait connaître.

 En fait Spark Shyver, mon groupe du collège devient LeSpark suite à notre rencontre avec Patrick Eudeline (journaliste chez Rock&Folk). On l’a rencontré par le biais d’une amie en commun, Kitty, qui a voulu nous le présenter.

Patrick Eudeline m’a enfermé dans une cuisine et il m’a dit « Tu ressors de là quand tu as écrit quelque chose et tu me montres ce que tu as fait ».

Patrick a eu l’influence de vouloir nous mettre au français, ce qui fut une grosse étape. Moi, je n’étais vraiment pas partisan au début car c’est toujours difficile pour un groupe de rock de chanter en Français. D’ailleurs c’est pas venu du tout tout de suite. Et puis il nous a fait le même coup qu’avait fait Andrew Loog Oldham, le manager des Stones pour qu’ils écrivent leurs propres morceaux et arrêtent les reprises de Blues. En fait, Patrick m’a enfermé dans une cuisine et il m’a dit « Tu ressors de là quand tu as écrit quelque chose et tu me montres ce que tu as fait ». Et c’est vrai que le fait d’être forcé, ça a amené à une première chanson en français et de là, on a commencé à mélanger le français et l’anglais. On ne voulait vraiment pas faire que des chansons en français. Vers 2010/2011, on faisait beaucoup de concerts à Paris, du genre 3 fois par semaine. On jouait au Bus Palladium, à l’Elysée Montmartre, le Paris Paris etc. On a écumé toutes les petites et moyennes salles de concert parisiennes. On jouait aussi beaucoup dans des squats comme la Gare aux Gorilles (aujourd’hui Gare des Mines). On avait une totale liberté. C’était vraiment « wild » à l’époque, mais dans le bon sens du terme. Y avait un truc qui se passait. Pas d’horaire, pas de limite.

On t’a beaucoup vu jouer avec Pete Doherty, tu as même fait la préface de son livre « Journal d’Arcadie » et traduit la version française. Raconte-nous un peu comment  s’est passé votre rencontre et puis tout ce qui en a découlé.

 En fait j’étais avec Victor, le guitariste du Spark dans un café, le Pick Clops dans le marais et Pete Doherty commence à nous prendre en photos. Du coup on se met à discuter avec lui et de là on lui fait écouter ce qu’on fait et il nous dit « demain je dois jouer au Tigre, est-ce que vous voulez visiter le lieu avec moi aujourd’hui ». Le lendemain, on faisait le concert avec Doherty.

Au-delà de faire juste la première partie de son concert au Tigre, on joue vraiment avec lui. Je me souviens encore du batteur qui ne connaissait pas les morceaux. C’était un joyeux bordel mais c’était cool !

Très rapidement, il veut enregistrer un disque avec nous. On se dit que c’est pas possible, qu’il devait avoir des musiciens anglais bien meilleurs que nous… Et puis là, y a un truc qui se passe… A l’époque on est produit par Patrick Eudeline et à la fin du concert au Tigre, Eudeline vient nous voir dans les loges avec sa copine de l’époque, c’était une fille blonde aussi belle que Kate Moss. Et au même moment Doherty nous propose d’enregistrer un disque en studio avec lui. Et Doherty qui dit « Ecoutez, on le fait aussi avec Eudeline votre producteur » … Tout ça paraît complètement surréaliste. Il y a une espèce de double truc  où on se dit, oui Doherty aime bien ce qu’on fait, y a vraiment un truc cool qui se passe et en même temps, faut pas se mentir, il y a aussi un truc qui se passe avec la copine d’Eudeline qui l’attire et peut-être qu’il y voit une sorte de seconde Kate Moss. Donc on reste un peu méfiants. Et puis il y a un autre élément qui rentre en compte à l’époque, c’est la marque The Kooples qui fait une collection capsule avec Doherty (et Eudeline collabore aussi avec The Kooples depuis le lancement de la marque en 2008). The Kooples est même intéressé pour produire le disque. Avec LeSpark, on se retrouve donc en studio dans l’idée de préparer le disque, mais ça reste encore un peu flou. Pendant ce temps-là, Doherty, Eudeline et sa copine partent à Londres pour préparer le disque. Très rapidement, ça tourne au cauchemar car bien évidemment Doherty se met à draguer la copine d’Eudeline, et ça met directement un terme au projet. Tout ça pour dire que nous, on avait 15 jours de studio avec LeSpark à Paris. Du coup, au lieu de faire l’album prévu pour Doherty, on a fait notre propre disque. Notre premier album de 17 titres.

Comment s’est faite votre collaboration avec Louis Bertignac, qui a réalisé un disque pour LeSpark en 2013 ?

On a rencontré Louis Bertignac à l’époque où on venait de signer avec un producteur pour LeSpark. Ce producteur nous avait repérés en concert et nous avait demandé avec qui on voulait travailler pour réaliser le disque. Parallèlement, moi, j’avais un ami qui était tourneur et qui avait fait tourner Téléphone pendant longtemps et qui nous propose de rencontrer Bertignac.

Ca se finit sur une partie de ping pong. Il a dit une connerie du genre « si vous gagnez la partie, c’est bon je réalise le disque »

Le jour-même, j’ai un coup de fil de Bertignac qui me demande si on est dispo pour venir le voir en studio le lendemain. Ultra rapide ! Bien sûr que du coup tu te rends dispo. On y va avec Victor, notre producteur et notre manager. On a fait un jam, on a beaucoup discuté. On se rend compte qu’on a énormément d’affinités. Ca se finit sur une partie de ping pong. Il a dit une connerie du genre « si vous gagnez la partie, c’est bon je réalise le disque ». On a gagné. 3 /4 mois plus tard on commençait l’enregistrement avec Le Spark et Bertignac.

 Après la séparation du groupe en 2015, tu te lances dans un projet solo, tu peux nous en dire un peu plus ?

Après des années avec LeSpark, j’ai moins envie de faire du rock’n roll, je veux davantage me tourner vers la chanson. Je commence à enregistrer des morceaux et je fais pas mal de concerts pendant deux ans. En 2017, je fais la rencontre de Marc Lavoine, qui devient mon producteur. On est vraiment axé chanson française. J’aime beaucoup Daniel Darc. Pour moi, son album Crève-Cœur sorti en 2004, c’est vraiment une révélation. Je me dis qu’on peut aimer le rock et écrire des textes en français avec une vraie sensibilité. De ces deux ans avec Marc Lavoine ressortent une quarantaine de titres, des chansons françaises. C’était un vrai coup de foudre musical. Malheureusement la vie fait qu’aucun disque n’a été enregistré, il a été beaucoup pris par le temps, ses tournées, sa vie privée.

J’ai vu que tu jouais dans plusieurs formations actuellement en plus de ton projet solo…

Oui c’est vrai, aujourd’hui j’ai plusieurs projets. Donc il y a mon projet solo que je continue, cette fois-ci avec mon ami Florian. Je compose et j’écris et lui, il sait vraiment jouer tous les instruments. Puis c’est vrai que c’est assez difficile de réussir à réunir chanson et rock’n roll, écoutable et dans l’air du temps, surtout qu’en ce moment les gens écoutent surtout du rap et du Hip Hop. Mais c’est un truc que j’ai trouvé avec Florian, même si on n’écoute pas forcément les mêmes choses, il y a une vraie complémentarité entre nous. C’est un mélange de chanson, de rock avec une pointe d’électronique (mais qui reste joué avec de réels instruments).

Je joue aussi avec les Darlings, avec qui je tourne pas mal, on fait un concert d’ailleurs au Ouest Riderz Festival à Saint Palais le 22 Septembre.  C’est vraiment du 60’s garage rock’n roll. On joue beaucoup dans les festivals 60’s/70’s comme en Allemagne ou Espagne. On a sorti un 45 tours, et puis là on en a enregistré un deuxième qui va sortir vers Octobre / Novembre.

Ensuite j’ai mon nouveau projet avec Théo Gosselin qui s’appelle Gasoline, c’est vraiment du pure rock’n roll. On a enregistré un disque cet été, on est en train de finir de le mixer. Théo fait la pochette et on va le sortir dans la foulée sous le label Celebration Days. On se produit d’ailleurs à l’International (Paris 11) le 19 Septembre prochain.

Et enfin il y a le groupe Flare Voyant, groupe londonien où je suis le chanteur.

En parlant de Flare Voyant, Jimmy Page a écrit sur le groupe « I saw Flare Voyant at the Troubadour in London. They are superb live band. Check them out ! ». Tu peux me raconter comment tu as été amené à rencontrer Jimmy Page, juste un des plus gros monuments du rock ?

Mon ami guitariste Rodrigo a créé la formation Flare Voyant au Brésil. On s’écrivait pas mal, on échangeait beaucoup sur les 70’s etc. Un jour, il me dit qu’il va venir vivre à Paris pour 6 mois. Il devient même le guitariste de mon projet solo. Puis il me parle de son groupe au Brésil. Il m’explique qu’il veut monter le groupe en Angleterre et que je devienne le chanteur. Donc j’enregistre les voix à Paris et je renvoie les bandes au Brésil. Au début c’est vraiment un travail à distance. C’est quand il part vivre définitivement à Londres qu’on monte le groupe. On enregistre un disque avec Chris Kimsey, producteur de légende (Rolling Stones, Led Zeppelin entre autres).

En fait Jimmy Page c’est juste un mec très simple et très gentil.

Faut savoir que Rodrigo est un fan absolu de Led Zeppelin et donc de Jimmy Page. On va à plusieurs lectures de poésie de Scarlett, la copine de Page au bar le Troubadour à Londres. Il y a une dizaine de personnes dont Jimmy Page. De là, Rodrigo devient très rapidement ami avec lui et une vraie relation de musicien à musicien se crée entre eux. En fait Jimmy Page c’est juste un mec très simple et très gentil.

Quand il est venu à Paris (sa copine faisait une lecture chez Shakespear & cie), je l’ai emmené faire une visite du marché de la poésie à Saint Sulpice, on est allé ensuite au Castor Astral (maison d’édition qui édite beaucoup de livres sur le rock) et en fait personne ne l'a reconnu. Il est passé complètement inaperçu, c’est fou.

Donc oui j’avais rencontré plusieurs fois Jimmy Page mais il n’était jamais venu nous voir en concert. Finalement il débarque au Troubadour il y a 4 mois environ juste avant un de nos concerts. On dine tous ensemble etc. A 21h on commence à jouer et on finit le concert par un morceau des Yardbirds (premier groupe de Page ndlr). Evidemment on se dit c’est quitte ou double car reprendre un morceau devant son instigateur, qui plus est quand c’est Jimmy Page c’est impressionnant. Soit il aime, soit il déteste.

Il nous retrouve dans les loges juste après le concert et il nous sort un « Fantastic ! I was nearly crying ». Il te dit ça, il a les larmes aux yeux. On a passé une heure géniale avec lui, sa copine et le groupe en backstage à discuter de Led Zeppelin, du concert, vraiment en pure amitié et bienveillance. En repartant, il nous dit qu’il va nous écrire 2 lignes sur le groupe. Rapidement, des blogs relaient l’infos avec pas mal de propositions de concerts.

D’ailleurs on joue de nouveau au Troubadour à Londres le 20 Septembre et le 16 Novembre au Helgi’s toujours à Londres.

Finalement tu vis un peu entre Paris et Londres… T’as jamais eu envie de vivre là bas ?

C’est vrai qu’à Londres, il y a quand même une atmosphère assez particulière qu’on n’a pas en France sur la culture du rock. Genre tu débarques au Helgi’s, hyper 70’s, il y a pas mal de dandies, bien habillés, des filles et des mecs très stylés. T’as tous les mecs de Temples ou de The Horrors qui trainent là-bas. C’est vraiment un lieu avec une magie particulière…alors qu’en France, quand t’as un truc un peu revival sixties ou seventies, ça devient vite ringard. A Londres il n’y a que des jeunes dans ce genre d’endroit. A Paris y a quasiment plus rien.

Après j’ai eu ce fantasme de vivre à Londres quand j’étais plus jeune. Mais plus j’y vais, plus je m’y habitue, ça ne veut pas dire que j’ai moins de plaisir à y aller. Moi j’aime bien vivre à Paris et puis je pense qu’il faut que je construise un truc à Paris. J’ai pas que Flare Voyant, j’ai mon projet solo et mes autres formations. Et puis j’aime beaucoup la langue française. Londres c’est très vaste, il n’y a pas ce côté village comme à Paris.

 Je voulais vraiment transformer mes poèmes en chansons. J’en gardais des bribes pour en faire des couplets ou des refrains jusqu'à ce que ça en devienne des chansons.

Tu as sorti quelques recueils de poésies comme « A la courte » ou encore « Un pas vers l’âme ». Quelle est la relation que tu entretiens avec la poésie ?

J’ai commencé à écrire avant la musique, j’ai sorti un petit livret d’aphorisme à 11 ans et mon deuxième livre à 21 ans. Il y a eu la musique à partir de l’adolescence mais j’ai vraiment eu ce besoin de lier la musique et l’écriture. Je voulais vraiment transformer mes poèmes en chansons. J’en gardais des bribes pour en faire des couplets ou des refrains jusqu'à ce que ça en devienne des chansons. J’aime bien faire des lectures musicales. Après c’est encore un autre aspect. Mais tu vois chez les anglais, tout ça c’est assez logique. Il y a un terme qui s’appelle « spoken word  poetry » où ils mélangent la poésie, la musique etc. Alors que les français ont tendance à catégoriser. Sois t’écris, soit tu fais de la musique. Soit tu fais du rock, soit tu fais de la chanson. Mais non, moi en fait je serais frustré si je ne faisais que de la chanson ou si je ne faisais que du rock’n roll.

Si tu devais choisir un de tes meilleurs souvenirs sur scène ça serait lequel ?

Il y en a beaucoup… avec LeSpark, on a fait la première partie de Mick Taylor , l’ancien guitaristes des Rolling Stones, à Toulouse.  Il y a ce côté fantasme quand tu te dis que ce mec-là faisait partie des Stones et que c’est un vrai génie de la guitare.

Sinon il y a eu la fois où on faisait la première partie en mode acoustique de Pete Doherty à Rouen au 106 (évidemment on apprend qu’on fait la première partie la veille du concert). C’était période LeSpark, on est juste 2 avec Victor devant environ 1000 personnes. Et puis y a un truc magique qui se passe. Dans le flamenco, on appelle ça le Duende, ce moment de transe entre l’artiste et le public. Après, Doherty devait jouer mais il a eu une sorte de coup de flippe. Il dit au programmateur qu’il montera sur scène uniquement si on joue avec lui. Le programmateur refuse et Pete Doherty du coup s’en va. Il laisse le public tout seul, sur leur faim. C’était terrible parce qu’il était là (pour une fois). Il a vraiment paniqué. Au-delà du concert, ce qu’on a vécu c’est que le public a été reconnaissant envers nous d’avoir joué pour eux. Après on a fait une super fête avec les gens du public. Pete Doherty, lui, était vraiment parti. Ce qui est bien c’est qu’on ne lui a pas volé la vedette mais pour autant il y avait ce sentiment de reconnaissance du public.

On a parlé de ta relation avec la musique et la poésie, mais niveau mode, tu as un look très pointu, reconnaissable avec tes chapeaux et ton allure très seventies, est ce que tu peux me parler de ce lien que tu entretiens avec la mode ?

Déjà la mode et la musique sont étroitement liés et c’est pas nouveau. Quand je voyais les Rolling Stones avec leurs looks et leur musique qui me passionne, je voulais m’habiller comme eux. Ca a commencé dès le collège. D’ailleurs, ça me fait penser qu’à cette époque du collège, il y avait mon ami Richard (qui était le batteur de notre groupe) qui se ramène un jour avec un slim. C’est un truc aujourd’hui qui est banalisé mais moi à l’époque ça me marque parce que je me dis à ce moment-là que ce mec est en avance sur tout le monde. Pourtant tout le monde se foutait de sa gueule et un an plus tard tous les connards du collège en portaient !

J’avais tous mes bouquins des Stones et je voulais trouver les pièces qui se rapprochaient le plus de ce qu’ils portaient

Au début, le slim c’est pas la mode que j’aime parce que c’est punk et moi ce que j’aime ce sont les 60’s et les 70’s des Rolling Stones. Et je me dis que je peux m’habiller comme eux. Je vais dans les friperies etc. Tu vois, là j’ai plus de 500 vestes que je revends maintenant parce que j’en ai trop. En fait, quand j’allais dans les friperies, c’était un moment où ça devenait vraiment obsessionnel pour moi… J’avais tous mes bouquins des Stones et je voulais trouver les pièces qui se rapprochaient le plus de ce qu’ils portaient, genre des chemises à jabots en satin etc. Bon aujourd’hui j’en suis sorti, mais j’ai vraiment eu cette obsession de la fringue rock’n roll !

Vous pouvez retrouver Thomas Baignères en concert avec ses différentes formations :

  • Le 19/09 à l’International, Paris 11 avec Gasoline
  • Le 20/09 au Troubadour à Londres avec Flare Voyant
  • Le 22/09 au Ouest Riderz Festival à Saint Palais avec les Darlings
  • Le 16/11 au Helgi’s à Londres avec Flare Voyant

Thomas Baignères par Jef Aerosol

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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